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30/11/2009

Olivier Ehongo a tiré sept balles sur son épouse Francine Balong

Olivier Ehongo a tiré sept balles sur son épouse Francine Balong

Il y a plusieurs jours, la localité de Bafia s’est réveillée au son des coups de feu. L’officier de police Olivier Ehongo a abattu son épouse Francine Balong, premier substitut du procureur auprès du Tribunal de première instance de Bafia. Deux balles sur l'une des jambes. Plusieurs balles au niveau du coût et de la taille. Le nombre de balle est inquiétant. La victime a été criblée de balle. Selon les premiers témoignages recueillis sur les lieux du drame, la dame n’aurait pas passé la nuit de samedi à dimanche au domicile conjugal situé au quartier résidentiel du chef-lieu du département du Mbam et Inoubou. De retour au petit matin de dimanche, elle trouve un mari fou de colère qui l’accuse d’avoir passé nuit chez un «amant».

Après son crime le meurtrier prend la fuite en emportant son arme, celle de son épouse ainsi que le téléphone portable de celle-ci, laissant ses propres téléphones posés sur une armoire. Au sol, c’est un corps inerte qui gît dans une marre de sang. De l’avis des autorités de la ville, le corps de la défunte a été criblé de sept impacts de balles, dont une qui l’a perforée.

Avant le crime la paix ne régnait plus dans le couple. Dans la ville, tout le monde se souvient des diverses disputes entre ces époux et qui se sont le plus souvent achevées en bagarres. Un motif négligeable a poussé le haine à sa limite. Madame ne pouvait plus supporter monsieur et vice versa: une nuit passé dehors.

Olivier Ehongo, selon des sources familiales, décide d’offrir un des matelas du domicile conjugal à sa cousine. Dans sa démarche, son épouse Francine lui oppose une fin de non recevoir ferme. Malgré les vives protestations de cette dernière, il prend néanmoins possession du matelas et en fait cadeau à sa cousine. Un acte qui scandalise la magistrate. Celle-ci décide donc de dormir chez une parenté dans la nuit de samedi à dimanche. A son retour, son mari qui l’attend soupçonne une nuit de jouissance avec un amant et lui crible le corps de balles. Une raison négligeable qui met le feu à la poudre.

Le corps de la défunte, qui laisse deux orphelins, a été transporté à la morgue de l’Hôpital général de Yaoundé. Le domicile conjugal, lieu du crime, a aussitôt été scellé par les forces de l’ordre de la ville. Les enfants, eux, ont été confiés à une famille proche du couple.

Ce crime était la touche finale du diable. Triste division du couple. Un Cadavre et un criminel en liberté provisoire. Des orphelins de mère. Un noyau social détruit. Avenir des enfants compromis. Histoire qui révèle la nature du trouble, de la confusion, du conflit qui règne dans les ménages contemporains. Un ménages une structure qui est le fondement de la société.

Genèse 2:24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Matthieu 19:5 et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?

Matthieu 19:6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

Marie et femme d'aujourd'hui vivent-t-il comme une seul chair. Le lit loin d'être un lieu d'union est un champ de bataille chacun son côté on ne se regarde plus on ne se parle plus. Dans la maison les enfants finissent pas prendre la femme ou l'homme pour un étranger ou un monstre. Quand il arrive on fuit. On ne se salut plus. On mange en route ou chez une "amie". On ne prépare plus pour la maison ou pour les enfants mais pour un "ami". Quand madame n'assure plus on la bastonnade. On la méprise et on choisie l'étudiante. Au diable les enfants et la femme! tant pis pour eux! ce dit-on.

Dans cet acte criminel, l'officier a-t-il pensé au enfant. A leur avenir. Critiquer les dirigeants, mettre a nue leur actes rebelles et abominables c'est bien. Mais n'oublions pas ceci tous les rebelles, tous ceux qui transgressent le plus petit commande divin on une part de responsabilité dans la situation d'un ménage, d'une institution, d'une ville d'une nation.

Genèse 9:5 Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal; et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère.

Matthieu 7:3 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil?

Matthieu 7:4 Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien?

Matthieu 7:5 Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère.

Le changement collectif commence par changement individuel. Quiconque rêve d'une nation en paix avec elle-même, avec le ciel, avec le monde doit respecter les commandements divins et enseigner aux hommes à faire de même. Non au crime, non à l'adultère, non au mensonge.

23/10/2009

Pendant que les uns versent le lait d’autres meurent de faim

imagegrévefaim.JPGFace à :

· L’effondrement des prix à la production laitière à 28 centimes par litre de lait

· La perspective d’arrêt des quotas laitiers

Les producteurs de lait d’Europe ont lancé une grève.

Revendication :

Planification de la production par :

· Restauration des quotas laitiers

· Prix du lait à 40 centimes d’Euro le litre

Deux actions remarquables et opposées dans cette grève :

· Distribution gratuite de lait : action très honorable

· Arrosages spectaculaires des champs avec d’immenses citernes remplies de lait. Un actes très scandaleux : tandis qu’ils épandaient le lait sur des hectares, des milliers de personnes mourraient de faim.

Un milliard de personne souffrent de faim dans le monde. 3 milliards de personne ne mangent pas à leur faim. 2 milliards soufrent de malnutrition. Les raisons généralement affichées par les experts sont :

· La faible part de l’agriculture dans l’aide publique au développement : la part de l’aide publique au développement est passée d’environ 20% dans les année 1970 à 4% au tournant du siècle. Il propose comme solution relever la part du secteur agricole dans l’aide publique au développement

· Accroître les rendements agricoles par une augmentation de l’usage des engrais et de l’irrigation

· Utiliser les OGM

· Exploitation mécanisée de grand domaine

Améliorer la capacité de production de la terre par des moyens qu’offre le niveau technologique actuel ne s’attaquera pas au problème fondamentale du monde : la famine.

La terre peut par des méthodes naturelles et écologiques nourrir la population mondiale. Le fondement de la faim est l’homme et son comportement. La charité, cette grande qualité morale, désirer le bien d’autrui est refroidie.

Sur la même terre

· Pendant que les uns meurent de faim parce que localement on produit très peu d’autres répandent le lait dans les champs parce que chez eux ont produit trop.

· Tandis que les uns souffrent et meurent de surpoids d’autre souffre et meurent de la faim.

Le paradoxe de la misère dans l’abondance, la famine, la détresse et la confusion au milieu de l’abondance, la faim dans le monde est le résultat de la dérive spirituelle et morale.

 

 

19/10/2009

Investiture du président Ali Bongo

Ali Bongo a prêté serment ce vendredi. Il prend ainsi officiellement la succession de son père à la tête du pays.

investitureAli Bongo.jpg"Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais (...) et d'être juste envers tous. Je le jure!"

"Je veux un Gabon exempt d
e la corruption et de l'injustice. Je veux un Gabon où la justice est au service de tous".

"Je veux un Gabon où les plus méritants sont récompensés et où la sanction juste est infligée à ceux qui commettent des fautes"

"J'ai bien compris qu'il y avait urgence d'agir vite pour redonner confiance et favoriser l'émergence d'un nouvel espoir. L'espoir de voir disparaître le chômage, la précarité et toutes les inégalités (...), l'espoir d'aller dans de bonnes écoles, se faire mieux soigner, d'être bien logé, de circuler sur nos routes en toutes saisons, de recevoir sa juste part des fruits et des richesses".1

A déclaré M. Bongo lors de la cérémonie, ponctuée par 21 coups de

Veut-il un Gabon juste exempt de corruption, d’injustice, d’iniquité ?

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29/09/2009

La réunion des experts du projet Transaharian Gas Pipeline

Du 17 au 19 Septembre 2009, le comité des experts du projet Transsaharien Gaz Pipeline (TSGP), composé de : l’Algérie, du Niger et du Nigeria s’est réuni à Niamey.

Objectif de la rencontre : examiner l’état d’avancement du processus de la mise en œuvre du projet.

Ce projet permettra d’exporter de 20 à 30 milliards de m3 par ans de gaz nigérian vers l’Europe à travers les territoires du Niger et l’Algèbre. Coût global du projet 13 milliards de dollars

Avec un tel projet  on peut immédiatement pensé à un meilleur processus de production et de distribution du Gaz  par le Nigeria. Gaz destiné au marché européen. Le flux de devise sera nettement améliorer pour les pays producteur sur le long terme.

On peut espérer accroissement du stock de devise et des opportunités d’améliorer du niveau de vie des indigents. Habitant sur le territoire des pays producteurs.

Ses belles perspectives tombe quand on prend en compte la cupidité, l’avarice, égoïsme, la corruption enraciner dans les territoires concernés.

On ne peut espérer meilleur vivre de l’indigent si on prend en compte le pillage sans scrupule des biens publics dont est victime l’Afrique. Si les recettes tiré de cette initiative sont détourné vers des comptes privé en étrangers, dans les réseaux mafieux : commerce des enfants, commerce des armes, trafic de drogue, commerce des voix, commerce des poste élevé dans l’administration…

Changement de mentalité doit accompagner ses investissements pour qu’on obtienne de bons résultats sur le long terme.

Le Gazoduc va améliorer la rapidité du transport du gaz vers l’Europe. La quantité exportée quotidienne augmentera sûrement. L’intégration du Nigeria au commerce mondiale sera accrue.

Exploitation d’une telle structure nécessitera une plus grande dépendance du Nigeria relative aux experts européens. La sensibilité de celui-ci aux fluctuations des cours mondiaux et le contrôle de ses ressources par les multinationales seront nettement accrus.

 

12:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

Tripoli prévoit de faire passer sa production quotidienne

Tripoli prévoit de faire passer sa production quotidienne de 1,8 à 3 millions de bais en 2013 pour un investissement de 30 milliards de dollars.

 La lever d’embargo de l’ONU en 2003 à améliorer des échanges commerciaux entre la Libye et le reste du monde. Derrière cette augmentation de la production se cache sûrement l’objectif augmenter leur flux de pétrodollar.

Pour en faire quoi ? Investir dans des secteurs prioritaires de l’économie comme l’éducation, l’agriculture et/ou entretenir les réseaux mafieux. Pays disposé à accroître sa production quotidienne de pétrole. Pays, disposant de réserve, proche de l’Europe : réduction des coûts de transport et du risque lié à celui-ci. La Libye détiens les premières réserves de pétrole d’Afrique après le Nigeria.

Des avantages qui ne manque pas d’attirer un grand nombre de compagnies occidentale, ruses et indiennes : Exxon, Mobil, Shell, BP, ENI… La Libye devra résister aux pressions exercer par les multinational convoitant le pétrole bon marché. Pression visant à renverser les obstacles politiques financiers et bureautiques. Attention à la « malédiction du pétrole ». Que l’initiative ne devienne pas un coût de poignard contre soit même.

12:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

28/08/2009

Sept poignards au cœur de notre Amérique latine


mardi 11 août 2009 - 06h:03


Fidel Castro Ruz

Les peuples qui habitent la planète courent partout des risques économiques, environnementaux et militaires découlant de la politique des Etats-Unis, mais ceux qui vivent sur ce continent-ci, au sud de ce pays hégémonique, et qui en sont donc les voisins sont menacés par de bien plus graves problèmes.

La présence d’un Empire si puissant qui a disséminé sur tous les continents et sur tous les océans des bases militaires, des porte-avions et des sous-marins nucléaires, des bâtiments de guerre modernes et des avions de combat perfectionnés emportant toutes sortes d’armes, des centaines de milliers de soldats pour lesquels leur gouvernement réclament l’impunité absolue, constitue le pire des casse-tête pour n’importe quel gouvernement, qu’il soit de gauche, du centre ou de droite, qu’il soit allié des Etats-Unis ou non.



Le problème pour nous qui en sommes les voisins n’est pas qu’on y parle une autre langue et que ce soit une nation différente. Il y a des Etatsuniens de toutes couleurs et de toutes origines. Ce sont des gens pareils à nous et capables de n’importe quel sentiment, dans un sens ou un autre. Le drame, c’est le système qui s’y est développé et imposé à tous. Ce système n’est pas nouveau quant au recours de la force et aux méthodes de domination, car celles-ci ont prévalu tout au long de l’Histoire. Ce qu’il y a de nouveau, c’est l’époque que nous vivons. Aborder la question à partir de points de vue traditionnels est une erreur qui n’aide personne. Lire et savoir ce que pensent les défenseurs du système est bien plus éclairant, parce qu’il permet de prendre conscience de sa nature qui se fonde sur l’appel constant à l’égoïsme et aux instincts les plus primaires des gens.



Si l’on n’était pas convaincu de la valeur de la conscience et de sa capacité à primer sur les instincts, on ne pourrait même pas exprimer l’espoir d’un changement à n’importe quelle période de la très brève histoire de l’homme. Pas plus qu’on ne pourrait comprendre les terribles obstacles qui se dressent face aux différents dirigeants politiques des nations latino-américaines ou ibéro-américaines du continent. Tout compte fait, les peuples qui vivaient dans cette partie de la planète voilà des dizaines de milliers d’années jusqu’à la fameuse « découverte » de l’Amérique, n’avaient rien de latins, d’ibériques ou d’européens ; leurs traits étaient bien plus ressemblants à ceux des Asiatiques d’où proviennent leurs ancêtres. Nous le constatons de nos jours sur les visages des autochtones du Mexique, d’Amérique centrale, du Venezuela, de Colombie, d’Equateur, du Brésil, du Pérou, de Bolivie, du Paraguay et du Chili, un pays où les Araucans écrivirent des pages indélébiles. Les habitants de certaines zones du Canada et de l’Alaska conservent leurs racines indigènes avec toute la pureté possible. Mais sur le principal territoire des Etats-Unis, une grande partie des anciens habitants furent exterminés par les conquérants blancs.



Des millions d’Africains, tout le monde le sait, ont été arrachés de leurs terres pour travailler comme esclaves sur ce continent. Leurs descendants constituent la majorité de la population dans des nations comme Haïti et une grande partie des Antilles, et de vastes secteurs dans d’autres pays. Aux Etats-Unis, ils se comptent par dizaines de millions et constituent en règle générale les citoyens les plus pauvres et les plus discriminés.



Au fil des siècles, les Etats-Unis ont réclamé des droits privilégiés sur notre continent. A l’époque de Marti, ils tentèrent d’imposer une monnaie unique basée sur l’or, un métal dont la valeur a été la plus constante au long de l’Histoire et sur lequel le commerce international se basait en règle générale. C’est à partir de Nixon que celui-ci s’est fondé sur le papier-monnaie imprimé aux Etats-Unis, sur le dollar, une devise qui vaut aujourd’hui vingt-sept fois moins qu’au début des années 70, ce qui est là une de leurs si nombreuses manières de dominer et d’escroquer le reste du monde. De nos jours, toutefois, d’autres devises se substituent au dollar dans le commerce international et dans les réserves en monnaies convertibles.



Si les devises de l’Empire se dévaluent d’une part, ses réserves en forces militaires augmentent de l’autre. La superpuissance, qui a monopolisé la science et la technologie les plus modernes, les a orientées dans une mesure considérable vers la mise au point d’armements. On ne parle plus seulement, désormais, de milliers de projectiles nucléaires ou du pouvoir destructeur des armes classiques ; on parle d’avions sans pilote manœuvrés par des automates. Ce n’est pas là de la fantaisie. Certains avions de ce genre sont déjà utilisés en Afghanistan et ailleurs. Selon des rapports récents, l’Empire se propose dans un avenir relativement proche, en 2020, bien avant que la banquise antarctique n’ait fondu, d’inclure parmi ses deux mille cinq cents avions de combat mille cent F-35 et F-22 de la cinquième génération dans leurs versions chasse et bombardier. Pour avoir une idée de ce potentiel, il suffit de dire que ceux dont ils disposent sur la base de Soto Cano, au Honduras, pour l’entraînement des pilotes de ce pays sont des F-5 ; et que ceux qu’ils ont livrés aux forces aériennes du Venezuela, avant Chavez, au Chili et à d’autres pays sont de petites escadrilles de F-16.



Mais il y a encore pire : l’Empire projette, d’ici à trente ans, de faire piloter tous ses avions de combat, depuis les chasseurs jusqu’aux bombardiers lourds et aux avions citernes, par des robots.


Ce pouvoir militaire n’est pas une nécessité du monde : c’en est une du système économique que l’Empire impose au monde.


N’importe qui peut comprendre que si les automates peuvent se substituer aux pilotes de combat, ils peuvent aussi se substituer aux ouvriers dans de nombreuses usines. Les accords de libre-échange que l’Empire tente d’imposer aux pays de ce continent impliquent que les travailleurs devront faire concurrence à la technologie de pointe et aux robots de l’industrie yankee.



Les robots ne font pas grève, ils sont obéissants et disciplinés. Il existe maintenant des machines pour cueillir les pommes et d’autres fruits. On pourrait poser la même question aux travailleurs étasuniens : Où passeront les postes de travail ? Quel est l’avenir que le capitalisme sans frontières, à son étape de développement avancée, assignera aux citoyens ?



A la lumière de ces réalités et d’autres, les dirigeants des pays de l’UNASUR, du MERCOSUR, du Groupe de Rio et d’autres ne peuvent manquer d’analyser la très juste question que pose le Venezuela : à quoi servent les bases militaires et navales que les Etats-Unis veulent établir autour du Venezuela et en plein cœur de Notre Amérique ? Je me rappelle que voilà plusieurs années, quand les relations entre la Colombie et le Venezuela, deux nations sœurs par la géographie et l’histoire, s’étaient dangereusement crispées, Cuba avait promu en silence des mesures de paix importantes entre elles. Comme Cubains, nous ne stimulerons jamais la guerre entre des pays frères.



L’expérience historique, la destinée manifeste proclamée et appliquée par les Etats-Unis et la faiblesse des accusations lancées par la Colombie contre le Venezuela : fournir des armes aux FARC, de pair avec les négociations en cours par la première en vue de céder sept points de son territoire aux forces aériennes et navales des Etats-Unis, contraignent forcément le Venezuela à dépenser dans des armes des moyens qu’il pourrait utiliser pour impulser l’économie, les programmes sociaux et la coopération avec d’autres pays de la région moins développés et possédant moins de ressources. Le Venezuela ne s’arme pas contre le peuple frère colombien : il s’arme contre l’Empire qui a déjà tenté de liquider sa révolution et qui prétend aujourd’hui installer ses armes de pointe aux abords de sa frontière.



Ce serait une grave erreur de penser que la menace est braquée uniquement contre le Venezuela : elle vise tous les pays du Sud du continent. Aucun d’entre eux ne pourra éluder cette question et plusieurs d’entre eux se sont déjà déclarés dans ce sens.



Les générations présentes et futures jugeront leurs dirigeants à la conduite qu’ils adopteront aujourd’hui. Il ne s’agit pas seulement des Etats-Unis, mais des Etats-Unis et du système. Qu’offre-t-il ? Que cherche-t-il ?



Il offre le Traité de libre-échange des Amériques (ALCA), autrement dit la ruine anticipée de tous nos pays, la libre circulation des biens et capitaux, mais non celui des personnes. Les USA ont maintenant peur que leur société opulente et surconsommatrice ne soit inondée de Latinos pauvres, d’Indiens, de Noirs et de métis, ou de Blancs sans emploi dans leurs propres pays. Ils expulsent tous ceux qui font des fautes ou sont de trop. Ils les tuent bien souvent avant qu’ils ne puissent entrer, ou les renvoient comme des troupeaux, quand ils n’en ont plus besoin. On compte douze millions d’immigrants latino-américains et caribéens illégaux aux Etats-Unis. Une nouvelle économie vient de voir le jour dans nos pays, surtout parmi les plus petits : les envois de fonds familiaux. Quand elle éclate, la crise frappe surtout les immigrants et leurs familles. Parents et enfants sont cruellement séparés, parfois pour toujours. Si l’immigrant a l’âge du service militaire, on lui propose de s’engager pour combattre, à des milliers de kilomètres de distance, « au nom de la liberté et de la démocratie ». Au retour, s’il ne meurt pas, on lui concède le droit de devenir citoyen des Etats-Unis. Comme il est maintenant bien entraîné, on lui offre la possibilité de s’enrôler non comme soldat de métier, mais bel et bien comme soldat civil des compagnies privées qui prêtent service dans les guerres de conquête impériales.



Il existe d’autres très graves périls. Les dépêches n’arrêtent pas de nous parler des émigrants mexicains et d’autres pays de la région qui meurent en tentant de franchir la frontière actuelle entre le Mexique et les Etats-Unis. En fait, bien plus de personnes meurent tous les ans sur ce mur-là que sur le fameux mur de Berlin en presque vingt-huit ans !



Le plus incroyable, c’est qu’on parle à peine dans le monde d’une autre guerre qui fauche des milliers de vies tous les ans : en 2009, elle a déjà tué plus de Mexicains que la guerre menée par Bush contre l’Irak durant toute son administration n’a tué de soldats étasuniens !



Cette guerre-là au Mexique a éclaté parce que les Etats-Unis constituent le plus gros marché de drogues au monde. Et pourtant, il n’existe pas de guerre aux USA entre la police et l’armée, d’une part, les trafiquants de drogues, de l’autre : cette guerre a été exportée au Mexique et en Amérique centrale, mais surtout au Mexique, le plus proche des USA ! Les images de cadavres entassés que nous transmet la télévision et les nouvelles de personnes assassinées dans les salles d’opération mêmes où on tentait de leur sauver la vie sont horrifiantes. Mais aucune ne provient des Etats-Unis...



Cette vague de violence et de sang s’étend peu ou prou dans les pays sud-américains. D’où provient l’argent sinon de cette source infinie que constitue le marché étasunien ? Parallèlement, la consommation tend à s’étendre aux autres pays de la région, causant encore plus de victimes et de dommages, directs ou indirects, que le sida, le paludisme et d’autres maladies réunies.



L’Empire, dans ses plans de domination, alloue d’énormes sommes aux organes dont la mission est de mentir à l’opinion publique et de l’intoxiquer. Il peut compter pour cela sur la complicité absolue de l’oligarchie, de la bourgeoisie, de la droite intellectuelle et des médias.



Ces organes sont des experts quand il s’agit de faire connaître les erreurs et les contradictions des hommes politiques.


Le sort de l’humanité ne saurait rester aux mains de robots convertis en personnes ni de personnes converties en robots.


En 2010, l’administration étasunienne dépensera 2,2 milliards de dollars, par département d’Etat et US/AID interposés, pour promouvoir sa politique, soit 12% de plus que Bush dans sa dernière année à la présidence, dont 450 millions seront destinés à prouver que la tyrannie imposée au monde signifie démocratie et respect des droits de l’Homme.



L’Empire ne cesse de faire appel aux instincts et à l’égoïsme des êtres humains ; ils méprisent la valeur de l’éducation et de la conscience. Le peuple cubain a fait preuve de sa capacité de résistance durant cinquante ans. La résistance est l’arme à laquelle les peuples ne peuvent jamais renoncer : les Portoricains sont parvenus à stopper les manœuvres militaires à Vieques en s’installant sur les champs de tir.



La patrie de Bolivar, dont on sait le rôle historique qu’elle a joué dans les guerres d’indépendance des peuples américains, est aujourd’hui le pays qui inquiète le plus l’Empire. Les Cubains qui y prêtent service comme spécialistes de la santé, éducateurs, professeurs d’éducation physique et de sport, informaticiens, techniciens agricoles et dans d’autres domaines, doivent tout donner dans l’exercice de leurs devoirs internationalistes pour prouver que les peuples peuvent résister et être les tenants des principes les plus sacrés de la société humaine. Sinon, l’Empire détruira la civilisation et jusqu’à notre espèce.



Fidel Castro Ruz


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